vendredi 12 juillet 2019

KRANICULE 3 -


LE CONDITIONNEL ET LES EUPHÉMISMES, LE CAMOUFLAGE, LE DÉNI…
IL FAUT ARRÊTER DE DIRE : Le réchauffement climatique est un phénomène naturel. Ou : Le réchauffement climatique pourrait être un provoqué par les hommes. (Le rôle de l'humanité dans cette augmentation est sûr. Plus précisément, comme pourrait le dire un vrai scientifique, il est sûr à 99% que plus de la moitié du réchauffement climatique est due à l'activité humaine. Par prudence rhétorique on peut réviser ce taux à la baisse : 95%. Qu'est-ce que ça change ?)
Dire plutôt : Le réchauffement climatique est un phénomène naturel provoqué par les hommes (l'humanité est un phénomène naturel).
Plutôt que "changement climatique" ou "réchauffement climatique", dire : crise climatique, chaos climatique, catastrophe climatique, surchauffe climatique.
L'objectivité et la neutralité ne sont pas synonymes.
Vérité et consensus ne sont pas synonymes.
La population de poissons n'est pas un stock de poisson.
Un licenciement n'est pas une opportunité à saisir.
Une maladie n'est pas un challenge.
(D'après Philosophie Magazine :  Isabelle Sorente évoquant les nouvelles pratiques de la rédaction du Guardian.)
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ALLEGRIA !
Pourquoi faire chier le monde avec des prévisions pessimiste (= réalistes) ? C'est pervers ! Ça plombe le moral des ménages.
Il paraît que le discours écologiste catastrophique tétanise – et décourage. (Tandis qu'Allègre, lui, il nous remontait le moral. Bon, c'est vrai que suite à un infarctus climatique à Valparaiso en janvier 2013, il est en maison de repos et on n'en entend plus parler.)
Et puis est-ce vraiment la bonne période pour essayer de régler la crise écologique alors qu'on est en pleine crise économique ?
Je me contenterai de retourner la question : est-ce vraiment la bonne période pour essayer de régler la crise économique alors qu'on est en pleine crise écologique ¿
À quoi on peut ajouter : et si les deux crises étaient liées, interdépendantes ? Partant, si les règlements de ces deux crises étaient liés, interdépendants ?
En fait, la prévision pessimiste doit tendre à créer une telle tension qu'à un moment ça pète. Genre malaise vague à l'âme devenant malaise vagal ou rupture d'anévrisme… De toute façon le franchissement d'un seuil, vers le pire ou vers le mieux. D'une manière ou d'une autre, autre chose. Mais les mutations sont rarement positives ou en tout cas ne se passent pas sans douleur. Le plus vraisemblable est que ce sera une guerre, des guerres, des grösse katastroffs, des suicides, des génocides, des acides, des oxydes…
Pour ma part, je suis en train d'y travailler : le projet est de réduire l'espèce humaine à moi plus quelques amis (dont des filles). Donc, si provoquer un tsunami est au dessus de mes moyens, je m'occupe à désespérer systématiquement le monde afin de provoquer une vague de suicides.  Disons que, à travers mes nouvelles mettant en scène "la Grande Bistouille et après" (Valentina en son village de Ginko-Biloba, parues et à paraître ici et là), j'explore différents moyens de réduire la population humaine terrestre au dixième de ce qu'elle est actuellement, pensant que ce niveau atteint et maintenu permettrait de revoir nos plans, les options de l'humanité.


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