samedi 31 août 2019

PROPOS TENUS EN ATMOSPHÈRE SURPEUPLÉE


(Histoire de prolonger l'article "Pendant nous le déluge".)
— On est encore peu nombreux à déplorer la surpopulation en marche, mais vous verrez, dans vingt ans, on sera beaucoup plus nombreux. 
— Oui, mais dans vingt ans, on sera beaucoup plus nombreux.  
Le monde étant surpeuplé, la prolifération de l'homosexualité peut être vue comme une tentative parmi d'autres de la part de "mère nature" (l'évolution darwinienne, la Terre, Gaïa, Pandora, la Nâââttûûûrrre… ou ce que vous voulez…) pour ralentir la croissance de la population. Partant, les homos qui veulent absolument faire des enfants (par procréation médicalement assistée, PMA) trahissent leur rôle darwinien.
« Ils ne se reproduisent pas, et pourtant il y en a de plus en plus », disait je ne sais plus quel humoriste finaud comme "l'esprit français" les adore.
Je dis "les homos" mais c'est la même chose pour tous les gens qui ont un problème de stérilité et qui font des pieds et des mains (et autres) pour avoir droit à la GPA, le droit de faire des enfants, au moment où on devrait plutôt penser à instituer un permis de procréer avec examen sérieux… ou rendre l'adoption obligatoire.
Je sais bien que "la nature" (toujours au sens vague, et en y incluant nous et donc la culture) fait régulièrement quelques tentatives d'assainissement, certaines raisonnables et concertées : l'abstinence, la branlette, la pilule et autres moyens de contraception, y compris l'IVG… D'autres plus sournoises : la baisse de fertilité liée à l'usage des médicaments, du coca-cola, des pesticides et engrais, des plastiques, des produits ménagers (phtalates, etc.), bref les pollutions pétrochimiques en général. Ainsi, en tout cas dans les pays surdéveloppés, le sperme est en train de tomber sous le seuil de pauvreté – et c'est tant mieux. (En ce sens, la pollution contiendrait son propre remède…)
La nature/culture ne peut pas toujours éviter le nettoyage par le vide sous forme de massacres de masse (guerres, famines, épidémies, tireur fou en campus, salle de bataclan, concert country, église, rédaction d'hebdo satirique, noyades de migrants…), mais c'est triste. Et puis c'est du gâchis parce que, dans ces cas-là, il s'agit d'éliminer des gens qui déjà vivaient et jouissaient (plus ou moins) de la vie. Pour ma part, je reste partisan du principe de précaution : « Mieux vaut prévenir que guérir ». Autrement dit, contrairement à ce que prêchent toutes les sociétés et religions, à la fois natalistes et guerrières, mieux vaut ne pas faire d'enfants pour ne pas avoir à les tuer plus tard, quand on se sera bien cassé le cul à les élever.
— Fallait y penser avant !
— Ça, c'est le reproche de type parental qui ne sert à rien. La vraie question est : qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
À noter que, parmi les épidémies les mieux cotées, le SIDA joue un rôle particulier intéressant, non pas en tant que tueur de masse, mais parce que son principal moyen de prévention, la capote, joue double jeu : prévention de la maladie, prévention de la croissance démographique. C'est toujours ça. Ebola, à côté, c'est nul.
P.S. Rappelons qu'en Chine la politique de l'enfant unique, jugée par certains contraire au "droit universel à se reproduire", a évité 400 millions de naissances. Maintenant qu'on autorise deux enfants, la fin du monde arrivera un peu plus vite.
— Bientôt 10 milliards d'humains face au problème de la faim.
— 5 milliards mangeront les autres 5 milliards. Problème résolu.
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Dans le Charlie Hebdo 1412 du 14 août, Gérard Biard s'étonnait lui aussi. Il parlait du dernier rapport du GIEC et de ses sages conseils, alimentaires entre autres. « Mais il manque dans tout cela une donnée non négligeable du problème, qui demeure encore et toujours dans l'angle mort de l'écrasante majorité des rapports, analyses et scénarios envisagés pour tenter de limiter les dégâts : la surpopulation. Car la projection, pour le moins apocalyptique, d'une Terre (sur)peuplée par 11 milliards d'humains se divisant entre affamés et prédateurs-destructeurs ne semble pas devoir être remise en question. L'accroissement exponentiel de la population mondiale est un fait qui ne se discute pas. Elle était de 1,8 milliard en 1900, 6 milliards en 2000, elle dépassera les 11 milliards en 2100, point final.
Pourquoi ? Parce que.
Il est écrit une fois pour toutes que l'humain pondra à tour de bras pour les siècles des siècles jusqu'à recouvrir la moindre surface de la planète sur plusieurs couches.
La démographie ne semble pas être un levier sur lequel on peut peser pour endiguer la catastrophe annoncée. » Etc.
Eh oui… Je ne dirais pas mieux. Même les décroissants de "La Décroissance" ne veulent pas en entendre parler, autant que je sache. (Il y a très longtemps que je n'ai pas ouvert ce canard imité de La Gueule Ouverte où pourtant, il y a 40 ans et plus, des gens en parlaient). Pas seulement les religieux totalitaires pro-life anti IVG, donc. Quant aux responsables politiques……
« Le spermatozoïde est l'espèce la plus protégée de la planète. »
Alan Weisman : « Toutes les hypothèses cèdent  devant notre répugnance à accepter que le pire pourrait bel et bien se produire. Nous sommes peut-être victimes de nos instincts de survie, affinés au fil des âges pour nous aider à nier, braver ou ignorer les présages de catastrophes, de peur qu'ils ne nous paralysent d'effroi. » ("Homo Disparitus, p.16)
Ces instincts, trompeurs en l'occurrence, nous ont bel et bien amenés à attendre qu'il soit trop tard.

 Pour une nouvelle d'Olivier Ka, parue dans Psikopat 287

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