dimanche 22 décembre 2019

L'effondrement ? Et après ?


Bonne nouvelle : la croissance les a à zéro.
C'est bizarre parce que la croissance démographique est toujours là. Elle devrait entraîner mécaniquement une croissance économique. Des consommateurs en plus, donc des points de PIB en plus, non ? Ben non. La croissance démographique, c'est pas des consommateurs en plus, c'est des chômeurs en plus.
De toute façon, la croissance ne crée pas d'emplois. Nous n'avons plus besoin de gens pour produire, nous avons des machines et des Chinois. Nous avons besoin de gens seulement comme consommateurs. Une entreprise en croissance n'investit pas dans le recrutement mais dans des machines-robots et dans la finance parasite. Et bien sûr dans la publicité – le parasite ultime.
Évidemment, ça ne peut pas perdurer puisque la croissance produit plus de chômeurs pauvres que de consommateurs friqués.
Alors, l'effondrement ? Ne confondons pas le concept d'effondrement avec celui de fin du monde. La fin du monde, c'est la guerre atomique ou l'astéroïde géant. L'effondrement, c'est celui de la société STIC : science, technique, industrie, commerce. En plus bref la société industrialo-commerciale, ou "le capitalisme", ou "le système", si vous préférez ces vieux mots trop rabâchés.
Et la fin du capitalisme, n'est-ce pas ce que nous souhaitions, vieux gauchistes ?
L'ennui c'est que l'effondrement du dit capitalisme nous concerne tous puisque nous sommes tous capitalistes, tous dans le système. (Faut-il le rappeler ? le système n'est pas une entité ou machine venue d'ailleurs qui nous aurait pris en otages. Nous sommes le système. Nous avons tous un compte en banque, une voiture, une adduction d'eau, d'électricité, un ordi, c'est-à-dire une machine informatique multi-services – connexion internet, base de données mondiale, musique, cinéma, calculette, téléphone, télé, machine à écrire, etc. – et ce même en étant végane, en roulant à vélo et en vivant dans une yourte.)
Ce qui m'intéresse, c'est après l'effondrement.
Le retour de petites communautés villageoises autonomes. Autonome parce que ne croyons pas qu'une petite communauté villageoise puisse survivre en vendant de la poterie pour touristes comme les hippies ou les Indiens Pueblos. Il n'y aura plus de touristes. S'il y en avait, ça voudrait dire qu'il y a encore des riches et des pauvres, des gens qui ne produisent rien de vraiment utile et qui pourtant ont de l'argent : des voyageurs, des touristes… du capitalisme, du système. (Parasites)
Suit un chapitre d'autopromotion éhontée :
La petite communauté villageoise, celle que j'aime bien mettre en scène sans trop de sérieux dans des nouvelles situées après la Grande Bistouille (un effondrement majeur, y compris démographique, bien entendu, sinon rien n'est possible) sous le terme de village Dunbar, devra vivre sur elle-même, par elle-même, en autarcie. Pour plus de "précision", on peut lire "La Cité des demeurants" dans la revue Gandahar n°17 ou "Un drôle de fénix" dans le collectif "L'École du futur", chez Marathon, en attendant "Valentyna reporter" dans l'antho "Journalistes du futur" qui paraîtra chez Arkuiris en février, et aussi "L'Ère humaine, enfin !" prévue en deux versions, l'une chez Le Chien à deux queues dans le recueil "Anthropocène mon amour" (date ?), l'autre chez Les Vagabonds du rêve dans l'antho "Terre 2.0" (pour Nice Fiction en juin). 


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